Laurie Suffren
Hypnothérapeute à Aix-en-Provence

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Je vous invite à réfléchir sur ce titre qu’a mis en avant l’article dans psychologie magasine  «  Est-ce toujours la faute des mères ? » intéressant comme titre, cette article soulève ce poids de la culpabilité.

Nous les mamans sommes nous responsable de l’état émotionnel, physique, psychique, cognitif.. de notre enfant dès la naissance voire dés la conception ? a t’on « ce pouvoir à nous seule d’être une mère, un père, une famille, une fratrie, une école, un centre sociale, un groupe d’amis, un club sportif….  » Cette croyance encrée depuis des décennies ne fait que culpabiliser les mères et discréditer les autres acteurs.  Certes il y a des mères intrusives, dans le contrôle, la possessivité, mais sommes nous posé la question du rôle du père et de l’entourage dans l’éducation de l’enfant ? Ont-ils été présents, absents, démissionnaires, culpabilisants. La mère était-elle entendue, reconnue, écoutée, épaulée ? Certes il existe des mères pathologiques, des liens pathologiques, mais il existe aussi des mères qui souffrent de la pression sociale et de cette croyance que « tout repose sur la relation Mère/ enfant, cette mère suffisamment bonne pouvant passer naturellement  de la dyade à la systèmie avec ce pouvoir extraordinaire de tout orchestrer. »

On ne naît pas mère on le devient en apprenant à apprivoiser nos peurs, nos doutes, nos croyances qui peuvent se réveiller le temps d’une grossesse, d’un accouchement, d'une naissance, d'un baby blues…. Ses étapes inconscientes sont liées et reliées à nos blessures d’enfants plus ou moins profondeurs selon notre histoire. Ses étapes sont également vécues par l’entourage notamment le père qui lui aussi deviendra père le jour J à savoir durant la grossesse, l’accouchement, la naissance….

Dans cette article Brigitte Allain-dupré psychologue et psychanalyse précise :

«  Accuser la mère revient à négliger cette force de l’inconscient qui agit en elle. Et, surtout, à oublier que si elle est, effectivement, notre premier contact, « elle n’est que le relais de l’environnement,: non seulement le sien propre, son histoire, sa lignée, etc., mais aussi son conjoint, son travail, la société… ».

Accuser une mère d’être responsable de tout c’est ignorer les enjeux qui se joue autour d’une naissance. J’ai l’exemple d’un jeune père que je nommerais Olivier qui, lors de nos entretiens évoquait ses angoisses d’être père et ses réactions lors de l’arrivée de son premier enfant. Durant la grossesse de sa compagne Olivier est un homme heureux comblé, l’arrivée de ce bébé désiré est pour lui la concrétisation de sa vie de couple. Même si Olivier ne réalise pas encore qu’il va être papa, il participe à l’arrivé de ce garçon, le seul petit fils de la famille si attendu. A sa naissance Olivier est là présent et fier de montrer son beau garçon Kim à la famille et belle famille avec sa compagne dans la chambre. A cet instant Olivier est pris d’angoisses de vertiges sans pouvoir mettre des mots sur ses émotions. Pris de panique durant les 2 jours restant Olivier prétextera une surcharge de travail pour ne pas se rendre à la maternité et en prenant soin de déléguer son rôle de père à la mère et à ses parents. 

Une fois la petite famille installée au domicile Olivier continue à fuir la maison et son rôle en se noyant dans le travail. Inconsciemment Olivier avait mis des mécanismes de défenses en lien avec sa propre histoire. Son couple étant en danger, il a décidé de faire un travail sur lui afin de comprendre ses réactions. Durant nos séances Olivier  à pris conscience que cette peur de l’engagement venait de son admiration pour ses parents et de cette croyance qu’il ne ferait pas mieux que ces  parents car dans la famille la réussite sociale est primordiale surtout chez les garçons. Inconsciemment dés la naissance de son garçon Kim, Olivier a idéalisé et fantasmé son fils, son avenir….pour être à la hauteur de ses parents en honorant la filiation.

Dans cet exemple on comprend bien  l’enjeu systémique qui se joue autour d’une naissance.

Un autre paramètre rentre également en compte c’est l’évolution  des mœurs, le rôle, la fonction  et la place d'être parent. Aujourd’hui  les repères et les schémas ne sont plus les même que dans l’après guerre, les trente glorieuses et  les années 70, avec DOLTO et autres courants mettant en avant le rôle principal de la mère responsable de l’avenir de son enfant comme si après 6 ans ( je fais référence au livre tout ce joue avant 6 ans ) l’enfant n’évoluait plus, restait à vie figé psychiquement dans ses blessures d'enfant, comme un disque dure sans pouvoir avoir accéder à la résilience.

Afin d’approfondir ce sujet,  je vous invite à lire le lien ci-dessous.

http://www.psychologies.com/Famille/Education/Autorite-Transmission/Articles-et-Dossiers/Est-ce-toujours-la-faute-des-meres/7Anorexie-et-autisme-deux-lourdes-accusations


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